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Attentes pour les traitements de physiothérapie : la réponse est pourtant déjà en place

Attentes pour les traitements de physiothérapie : la réponse est pourtant déjà en place

Rédigé par :
fcppq
11 décembre 2017

Un article du Devoir du 30 octobre dernier nous apprenait que plus de 18 000 personnes se trouvaient aujourd’hui en attente pour recevoir des traitements de physiothérapie dans le réseau public. Pire encore, cette même recherche nous indiquait que cette situation reliée à l’attente allait à terme générer davantage de maladies chroniques[1].

Ce n’est pas d’hier que ces problèmes sont soulevés et pourtant rien ne semble être mis en œuvre pour s’attaquer à cette situation. Si certaines solutions se trouvent dans le réseau public lui-même, d’autres peuvent venir d’ailleurs. Les cliniques de physiothérapie sont depuis longtemps un lien privilégié entre les patients et les professionnels. Concrètement, ce sont des milliers de physiothérapeutes et thérapeutes en réadaptation physique qui œuvrent aux quatre coins du Québec auprès de milliers de personnes chaque année. Nous croyons fermement que nos cliniques font partie intégrante de la réponse globale que nous devons tous donner au problème actuel.

Prise en charge rapide dans les cliniques de physiothérapie

Selon notre plus récent benchmark en physiothérapie[2] sur la qualité des services offerts en cliniques de physiothérapie, 86 % des patients sont pris en charge à l’intérieur d’un délai d’une semaine, dont 46 % en moins de 48 heures. Notre capacité à répondre rapidement aux besoins des personnes qui nous contactent est pour nous une qualité essentielle de notre service. En raison de notre grande accessibilité, pour bien des citoyens du Québec, nous sommes ceux qui offrent un service de première ligne et de proximité.

Toujours selon cette étude, les personnes qui utilisent les services de nos cliniques ont un degré de satisfaction général de 90 %. Notre professionnalisme et notre approche humaine sont reconnus et appréciés. Tous membres de l’Ordre professionnel de la physiothérapie du Québec (OPPQ), les professionnels des cliniques s’assurent de répondre aux plus hauts standards de qualité.

C’est certainement notre efficacité et notre professionnalisme qui font en sorte que les cliniques de physiothérapie concluent des ententes avec la Commission des normes, de l’équité et de la sécurité du travail (CNESST) et la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ). Ces organismes gouvernementaux, désireux d’offrir une réponse professionnelle, efficace et adaptée, savent que nos cliniques constituent un élément essentiel de cette volonté.

La physiothérapie, une solution pour la crise des opioïdes

Enfin, le Québec, tout comme l’ensemble du Canada, fait face à une crise sans précédent au regard de l’utilisation abusive des opioïdes[3]. Le Gouvernement du Québec a souligné toute l’importance d’agir afin de se doter de nouvelles stratégies qui ont fait leurs preuves pour la gestion de cette crise tant par l’amélioration de la gestion de la douleur chez les Québécois que par la prévention. Il est démontré que consulter rapidement un physiothérapeute pour des douleurs musculo-squelettiques réduit de 50 à 89 % la prescription d’opioïdes. On ne peut pas négliger une telle statistique face au problème criant auquel nous sommes tous confrontés.

La priorisation des médicaments en tant que traitement de première ligne pour la douleur peut être corrigée par l’intégration rapide des professionnels de la physiothérapie.
Nous tendons donc la main au gouvernement et à l’ensemble du système public de santé pour que nous puissions trouver ensemble des façons de faire qui sont complémentaires et qui mettent le patient au cœur de nos préoccupations et interventions.

Au nom de la Fédération des cliniques de physiothérapie du Québec, sachez que les solutions pour réduire la liste d’attente en physiothérapie et pour empêcher certaines personnes de développer des maladies chroniques sont déjà en place partout au Québec. Nous sommes déjà une réponse pour de nombreuses personnes et intervenants. Afin de viser la réduction de cette liste, pourquoi ne pas créer un partenariat avec le privé dans les cas précis de clientèle à risque de chronicité élevée ? À nous de nous entendre pour faire encore plus, pour faire encore mieux.

Références

[1] Deslauriers S. et coll., « L’intégration des physiothérapeutes dans les services publics de première ligne : un appel à l’action », Physiotherapy Canada, 2017, vol. 69, N. 4, p. 277.

[2] Un benchmark de la physiothérapie a été réalisé entre décembre 2016 et février 2017 à la demande de la Fédération auprès de plus de 7 000 patients de cliniques membres de la FCPPQ.

[3] La physiothérapie en première ligne comme solution à la crise de surprescription des opioïdes au QuébecAssociation québécoise de la physiothérapie, 2017.


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